D’autres vérités premières

L’arbre est un être vivant. Comme l’Homme, l’Arbre naît, vit et meurt. Comme l’Homme, il a besoin de plus ou moins de soins et d’attentions. Dans le principe, les soins qu’il faut lui prodiguer passent souvent par l’enlèvement de la concurrence végétale, qui peut nuire à son établissement initial, à son développement, puis à sa maturité. Il faut aussi procéder à des tailles de formation. C’est le rôle général du forestier, qui agit également de telle façon que son action permette le maintien et la survie du maximum d’espèces végétales présentes en forêt. Cette attitude permet de gérer une forêt de façon durable, tout en permettant le maintien de la biodiversité maximum.

Un producteur d’oxigène. La caractéristique de tout être vivant est de respirer. Mais l’arbre possède une fonction respiratoire complémentaire de celle de l’Homme. L’Arbre, planté en ville ou éléments basiques d’une forêt, permet de produire l’oxygène nécessaire à la Vie. En effet, la lumière agit sur la chlorophylle de l’arbre et libère de l’oxygène, tout en fixant du dioxyde de carbone dans les fibres du bois. Cette réaction conduit en pratique à un effet inverse de notre respiration.

L’arbre produit d’autant plus d’oxigène qu’il a une croissance rapide et importante. L’assimilation chlorophyllienne est beaucoup plus intense pour les essences résineuses que pour les essences feuillues. Cela s’explique par le potentiel de production sous nos latitudes des arbres résineux, qui est très nettement supérieur à celui des feuillus. Un facteur de l’ordre de dix est observé entre les uns et les autres. En d’autres termes, par exemple, un sapin de douglas qui produit dix fois plus de matière bois, produit aussi de l’ordre de dix fois plus d’oxygène que le plus beau chêne de nos futaies.

Un piège à carbone. L’arbre permet également de efficacement contre les gaz à effet de serre. En effet, il fixe dans ses fibres le gaz carbonique, que produit notre civilisation moderne et son confort, et qui est responsable pour partie de l’augmentation des gaz à effet de serre. Un arbre, d’un volume d’un mètre cube, a capté et maintient dans ses fibres un volume de gaz identique à celui produit par un véhicule qui parcourt annuellement le kilométrage moyen du français. En d’autres termes,

1 m³ de bois = 1 tonne de Co² prélevée dans l’atmosphère.

L’arbre coupé renaît dans le bois. Un arbre a une durée de vie limitée. Il faut donc exploiter son bois à l’ issu de sa pleine maturité. Mais ce bois se retrouve alors dans la fabrication de diverses réalisations qui peuvent être effectuées. A l’occasion de son exploitation en forêt, l’arbre n’est évidemment pas détruit et son bois va être utilisé en tant que matériau. Dès lors, on comprend bien que, loin de détruire la forêt, une exploitation raisonnée ne fait que favoriser la gestion durable de nos forêts. Nous pouvons bien dire que l’arbre renaît dans le bois.

La loi sur l’air. C’est pourquoi, en France, une récente loi a prévu que le bois matériau doit être utilisé en proportion minimum dans les constructions qui seront désormais réalisées. D’autres pays de l’union européenne ont déjà établi une législation à ce sujet. En Hollande, par exemple, toute construction nouvelle doit également à présent comporter un minimum de 20 % de bois.

Une énergie renouvelable. Le bois est une énergie qui ne nécessite qu’un délai assez court pour être produit (en regard du temps nécessaire aux énergies fossiles). Il ne faut qu’une vingtaine d’années pour produire du peuplier, une trentaine pour produire du taillis, et de l’ordre du siècle pour produire de hautes futaies feuillues ou résineuses. Ces délais sont très courts en regard du temps nécessaire à la re-constitution des autres ressources énergétiques connues, telles que le charbon ou le pétrole qui, eux, ont besoin de millions d’années.

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